La nuit a été assez pénible et courte! Même si la chambre était visiblement plus jolie, le lit était en fait hyper dur et la fenêtre donnait sur la rue. J’ai dû me réveiller pas mal de fois. Vers 2h du matin,  Tristan et moi sommes déjà réveillés mais ça bfait vraiment tôt de commencer sa journée à cette heure-ci, du coup je me rendors un peu et vers 5h00 on se lève pour retourner manger à la cafet’ du coin.

On est samedi, il est 5h00net pourtant, la cafet’ est bondée! Au début, on pense que ce sont des étudiants mais ce sont probablement des jeunes qui sortent de fête !

Après un gros petit déjeuner, encore à base de riz, de haricots noirs et de viande, on revient à l’hostel et on fait nos affaires. On rend la clef au réceptionniste qui nous dit que si on a la moindre question, on peut toujours lui faire signer et qu’ici c’est notre maison. C’est très commercial probablement mais ça a a son petit effet!

Dehors, on fait appel à un Uber pour nous amener à la station de bus au Terminal 7/10 en centre-ville. Il y en a pour environ 15min et 3euros. Il y a un autre gars qui attend devant l’hostel, on tape vite fait la discut. Il va lui aussi à la station de bus, et lui aussi va à La Fortuna. Ça tombe bien! Nos Uber arrivent en même temps mais le nôtre arrive avant.

Arrivés à la station de bus, on cherche l’endroit où on achète les tickets de bus. J’avais lu la veille qu’il fallait arriver tôt parce que les tickets ne s’achètent que sur place et que c’est le premier arrivé le premier servi. Il y a environ 70 places assises et ils peuvent faire monter 10-15 personnes debout… Le bus part à 8h40 et il est 7h30, on a largement le temps.

On fait la queue pour acheter nos tickets et en attendant on discute avec le jeune hollandais qui va lui aussi à la Fortuna. Il dit qu’il a passé 6-8 ans à apprendre le français à l’école et qu’il ne sait toujours pas le parler. Il a finit ses études et cela fait 2 mois environ qu’il voyage. Il a commencé par le Panama. Il va passer 8 jours à La Fortuna puis il retournera à San José chercher sa copine qui vient le rejoindre.

Finalement, le gars du la billeteria nous dit que les billets s’achètent dans le bus… Bon, on cherche où est-ce qu’on attend les bus et on finit par nous montrer qu’il faut attendre « là » pour la Fortuna. Il y a à peine 10 personnes devant nous donc c’est sûr qu’on rentrera dans le bus.

Alors qu’on est sur Booking en train d’essayer de réserver 3 nuits d’hôtel sur La Firtuna, le hollandais nous demande si on peut surveiller son sac pendant qu’il va fumer. On lui ok pas de problème. Il va fumer, puis revient et nous dit qu’il va aux toilettes. Ok ok. Nous, on arrive enfin à réserver nos 3 nuits dans un hôtel de backpackers avec piscine, en plein centre-ville, et plutôt correct niveau prix donc c’est plutôt sympa.

Tristan me demande s’il n’y avait pas un petit sac à dos avec le gros sac à dos du hollandais. Je ne sais pas, je crois que oui, mais je crois qu’il l’a récupéré… On a un gros doute… Le doute se lève quand le hollandais revient et qu’il nous demande où est son sac ! Il réalise rapidement qu’il vient de se faire chourer son sac ! On est hyper mal à l’aise, on était censés surveiller! Et en même temps, on était juste à côté, il y avait d’autres gens autour aussi, qui n’ont rien vu du tout! Il est trop dégouté, il est même par terre et se tient la tête des 2 mains… Il dit qu’il avait « tout » dans ce sac, son passeport, son chargeur de téléphone… Heureusement, il a de l’argent et son téléphone… Pendant qu’il va voir un mec de la sécurité, je discute avec les deux personnes devant nous. La nana dit que ça aurait pu être pire, et que s’il avait « tout » dans son sac, il aurait dû le garder sur lui, et pas le laisser à d’autres gens qui ont eux aussi des affaires à surveiller. Pas faux. Le hollandais doit quand même nous en vouloir à mort, il nous lâche juste qu’il nous avait demandé de surveiller…

Le mec de la sécurité vient, le hollandais essaye d’expliquer par gestes puisqu’il ne parle pas espagnol. Il nous dit qu’on ne doit jamais laisser nos affaires par terre. Qu’on n’a même pas vu la personne donc que c’était impossible de le retrouver et que la seule chose à faire c’est de déclarer le vol.

Bon, bah c’est pas tout ça mais nous notre bus est là donc on y va 😅🫣. On confie nos sac à dos (avec que des fribgues dedans) au mec qui met dans la soute, puis on paye les 8000 colones que coûte le trajet San José – La Fortuna (5 euros par personne). On a la chance d’avoir les 2 toutes premières places encore non prises. Je les prends direct, car je trouve que ce sont les plus confortables, avec la vue sur la route aussi, pas de vomito en perspective donc !

On part à 8h50, et on fait un stop à je ne sais plus quelle ville pour faire descendre quelques personnes, surtout des locaux. Le conducteur demande à ce que la sortie se fasse par devant. Un jeune homme descend, mais le conducteur lui pose des questions à propos de ses sacs. Je comprends qu’il le soupçonne d’avoir volé un des sacs. Je ne sais pas comment il a fait pour remarquer ça, ou pour se souvenir que cette personne en particulier était venu avec un seul sac. Il demande aux passagers de vérifier si on a bien tous nos sacs, et lui continue de discuter avec le gars dehirs qui commence à partir, mais il se fait entourer par d’autres gens dans la rue qui ont dû entendre le raffut.

2 minutes plus tard, un voyageur local ou sud-américain visiblement, descend du bus en disant qu’il lui manque son sac, il récupère zon sac, se fait gronder par le conducteur au passage, et la police arrive quelques minutes plus tard. Décidément, on aura appris une bonne leçon aujourd’hui… On discute avec Tristan justement de faire vraiment hyper attention à nos affaires, avoir nos petits sacs devant soi quand on est dans des foules, et si l’un de nous doit laisser son sac à l’autre, l’autre doit s’asseoir dessus, et arrêter de faire ce qu’il faisait jusqu’à ce que l’autre revienne. Perso, j’ai une petite pochette que je mets en bandoulière toujours autour de mon cou, avec mon passeport, mon argent, mon téléphone. Il ne me quitte absolument jamais. Jamais je l’aurai laissé à un inconnu, même si très sympa, comme c’est arrivé ce matin avec le hollandais. Chacun est responsable de ses affaires! D’ailleurs, je le suis aussi dit que je n’accepterai plus de surveiller les affaires des autres… Moi quand je voyage seule et que je veux aller pisser, ben j’y vais même avec mon gros sac sur le dos… Bwef.

Le bus repart, la météo devient de plus en plus clémente, il fait de plus en plus chaud. Heureusement, le conducteur ouvre la porte avant de temps en temps pour faire un gros courant d’air. On est super bien placés du coup. Le paysage change pas mal depuis San José. C’est beaucoup plus vert, il y a plus de végétation, les propriétés commencent à être plus sympas.

On arrive à La Fortuna vers 13h, donc on aura mis 4h en tout. On trouve notre hôtel, et Tristan se rend copte que l’hôtel lui avait envoyé un message comme quoi ils étaient bien désolés mais qu’ils n’avaient plus de chambre privée à nos dates… C’est très con ça… On en discute avec la réceptionniste qui nous explique qu’il y a eu plusieurs réservations en même temps et nous sommes arrivés après tout le monde. Elle propose la 1ere nuit en dortoir et les 2 nuits suivantes en chambre privée. J’ai provoque un quiproquo par rapport au prix parce qu’il me semblait qu’elle voulait nous faire payer la même chose alors qu’elle parlait en dollars et moi en euros… Bref, on accepte un poil à contrecœur mais bon, on se sent un peu pressés avec la file de clients qui attendent derrière nous.

La chambre est basique, vivement la chambre privée. On s’installe puis on va dans les rues pour trouver à manger. On trouve un resto, un peu au hasard, Tristan est contrarié, moi aussi, par cette histoire de réservation foirée. Les prix des repas ici sont bien plus élevé. Mais la serveuse est super serviable, ça fait plaisir. Tristan prend un asado (un repas assez complet avec de la viande, du riz, de la salade et de la banane plantain), et moi des espèces de tortillas, c’est pas mal!

Le repas fini, on profite du Wifi du resto pour commander un Uber, pour faire assez peu de route finalement mais ce qui nous permet d’arriver plus vite sur place et éventuellement éviter de rentrer sous la pluie. Ici, il commence à fait jour à 5h30, et il commence à pleuvoir vers 15h, donc on essaye d’organiser nos journées en fonction de ça.

Le Uber arrive, Tristan se met devant à la demande du chauffeur car « la policia »… À mon avis, Uber est interdit ici. On arrive à « El salto », un endroit qui doit être sympa pour des anglais (dixit Tristan), mais qu’on trouve très surfait. En fait, c’est juste un endroit où il y a 50 personnes qui ont eu la même idée et qui se baignent au même endroit, et ils ont rajouté une corde pour que les touristes se jettent à l’eau avec. Nous, ce n’est vraiment pas notre délire ce genre « d’attraction ». En plus, en lisant les différents blogs, on a l’impression que c’est un petit spot presque secret et tout… Mouais. Je me baigne quand même perso, parce qu’il fait chaud, mais Tristan ne se baigne pas! Pas son truc du tout! On voit les 2 filles qui étaient devant nous dans la file d’attente pour rentrer dans le bus qui faisait San José – La Fortuna. Ce doit être la mère et la fille, elles se ressemblent beaucoup.

Une fois rafraichie, on remballe nos affaires et on marche les quelque 20 minutes qui nous sépare du centre-ville. Vu qu’il ne pleut pas encore, on fait un petit tour de la ville. En gros, le centre-ville c’est un espèce de parc carré assez joli avec une fontaine au milieu, où touristes, locaux avec leurs jeunes enfants, étudiants se confondent. Et autour de ce parc il n’y a que des restaurants, magasins ou des shops proposant des tours. Notre hôtel se situe littéralement à 20 secondes de ce parc, c’est vraiment central. Il y a un tour operator d’ailleurs en devanture.

On rentre à l’hostel, Tristan va se baigner dans la piscine, moi je lis sur un transat. Il va faire une sieste, moi je continue de lire. Une fois la nuit tombée (genre à 17h), je rentre dans le dortoir, où Tristan dort encore! À 18h30, je le secoue un peu pour lui demander s’il veut aller manger avant de dormir pour de bon, il grogne mais ne répond pas 😆. J’hésite bien encore 30 minutes, mon cerveau et mon estomac négocie entre eux et finalement, je finis par sortir seule pour essayer de trouver un mini truc à manger, même si je n’ai pas trop faim mais si je me couche maintenant, je suis capable de dormir jusqu’au lendemain mais avec un ventre vide c’est moyen !

Depuis notre dortoir, on entend de la musique live du restaurant d’en face… Je regarde les avis sur Google, c’est ze resto attrape-touristes, le menu n’est qu’en dollars américains d’ailleurs… Bof. Je ne trouve pas de resto qui me plaisent dlnc je vais quand même faire un tour histoire de voir. En faisant le tour du parc, je vois une boutique de chocolat/pâtisserie/sandwich, je me dis qu’un petit sandwich ferait l’affaire. En rentrant dans la boutique, je suis saisie par la clim, waouh, mais c’est le confort ici ! Mais en fait, ils vont fermer, je n’avais pas vu, il est quasi 20h. Du coup, je ne vais pas pouvoir grignoter mes pâtisseries à l’intérieur au frais. Donc je prends 2 pâtisseries/gâteaux, un peu consistant pour me donner bonne conscience, et j’irai prendre un smoothie de fruits histoire de… Repas franchement très moyen mais j’ai pas envie de chercher mieux ce soir!

En retournant vers l’hostel, je croise Tristan par hasard qui s’est levé de sa grotte! On va du coup boire un smoothie avant d’aller se coucher!

Voici l’intérieur de l’hostel, plutôt sympa!

One Reply to “Costa Rica – day 2 (La Fortuna)”

  1. Flippant cette histoire de sac disparu. Sont filous les voleurs.
    Ta description de votre voyage en bus me fait penser à la scène culte du début d' »À la poursuite du diamant vert » (je vous laisse découvrir à votre retour).
    La bouffe a l’air assez basique riz-haricots-viande-banane plantain… Vous n’êtes pas partis pour perdre du poids 😉.
    J’ai bien rigolé sur Tristan au dodo 🤣
    Bisous à vous partager

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