Départ tranquille aujourd’hui, on se lève vers 10h30. Un peu de stress quand même, parce qu’on a réservé notre entrée sur la place de Tiananmen pour une visite le matin. On met environ 30 min pour s’y rendre, avec un changement de métro.
On passe presque 45 min dans la file avant d’entrer, vers midi. Et une fois là, on traverse la place plutôt vite. C’est un endroit emblématique, immense, mais honnêtement rien de transcendant non plus. On l’a vu dans mille photos, sur place c’est… ça. Par contre, c’est encore plus immense que ce que je croyais !





On file ensuite vers Qianmen Street, la rue aux lampions rouges qu’on avait adorée quelques jours plus tôt. En plein jour, elle est tout aussi jolie, avec ses arches traditionnelles et ses petites ruelles mignonnes. Et pour une fois on mange sur le pouce : un stand qui borde la rue. En dessert, j’ai voulu tester des roulés au riz gluant et haricot rouge mais c’était vraiment pas terrible. Tristan a craqué pour un petit dessert de pancakes très aérés en forme de panda, trop mignon. Ça passait tout seul 😋.



Vers 14h, on s’arrête pour le premier café de la journée, une petite pause méritée. On s’installe, chacun son coin, et on lit un peu.


Et vers 15h, Tristan me souffle une idée : le parc Shougang. On n’a jamais entendu parler de cet endroit, mais on y va. Sauf que c’est assez loin d’ici, environ 1h30 de métro + marche. On quitte Qianmen vers 15h et on arrive là-bas vers 16h30.

Et grosse surprise en arrivant : c’est là que se sont tenues les épreuves de snowboard et de ski big air des JO d’hiver 2022. On repère d’ailleurs la rampe de big air plantée au milieu du parc. Le lieu est en fait une ancienne usine sidérurgique, un vieux complexe industriel transformé. C’est vraiment très photogénique : vieilles usines, cheminées rouillées, immenses tours de refroidissement, une ambiance un peu steampunk qu’on ne voit pas tous les jours en Chine.




Il y a une passerelle qui fait presque tout le tour du parc et offre une vue dégagée sur l’ensemble. On a marché un moment dessus, avec les tours de refroidissement en contre-jour. On se serait cru dans un jeu vidéo.




Le bémol de la visite : il y a de petites voiturettes électriques à louer un peu partout, mais il faut scanner un QR code pour en prendre une mais aucun de nous n’avons de réseau. Cette année, contrairement à l’année dernière, on a pris une eSIM au lieu d’une SIM d’opérateur local, et c’est la catastrophe.



On finit dans un énième centre commercial, où on profite d’une pause pour finir d’organiser nos réservations pour les jours qui viennent. Retour ensuite à l’hôtel pour recharger les téléphones, parce qu’ici, sans téléphone tu ne peux tout simplement pas évoluer. Leçon bien apprise : en Chine, pas de réseau, pas de vie.
Une fois à l’hôtel, on ne traîne pas, il est déjà près de 20h et les restaurants ferment assez tôt par ici. Comme on quitte Pékin pour Chengde demain, on se dit qu’on aimerait bien tester le canard laqué. On cible un resto renommé pour cette spécialité, le Siji Minfu, et on prend un Didi (le Uber local) pour ne pas perdre de temps.
À l’arrivée, petite frayeur : je ne sais plus si j’ai laissé mon passeport à l’hôtel ou dans le taxi. Ça m’a un peu gâché le moment, mais par chance, le customer service de Didi est super efficace et en 15 minutes, notre chauffeur confirme ne pas avoir de sac oublié dans sa voiture. Ouf.
On arrive au resto à 20h30. À l’entrée on nous tend un ticket — le numéro A727 — et on nous dit d’attendre notre tour, environ 1h d’attente. Sur l’écran ça affiche A509 😅. Par chance, un touriste espagnol qui abandonne nous propose son numéro : le pauvre était arrivé à 18h30 et avait le A668. On accepte volontiers, et il ne nous reste plus « que » 1h30 d’attente. L’horreur 😅.
On est enfin installés à 22h ! On prend un demi canard laqué, une soupe de pâtes, des boulettes de viande frites et quelques boissons. Verdict : Tristan a trouvé ça assez moyen par rapport au resto de la veille, moi je trouve que c’est vraiment pas mal. Le canard est rôti sous nos yeux, dans une cuisine ouverte, le spectacle fait partie du décor.



On rentre vers 23h45, après notre marche digestive du retour. Demain, départ vers 12h30 en train pour Chengde. Le chapitre Pékin est donc terminé — et quel final inattendu, avec le parc Shougang !