Ce matin, on a décollé un peu tard et on a décidé de faire le truc touristique par excellence : aller voir le fameux monorail qui traverse l’immeuble. C’est le Liziba (李子坝) : le monorail de la ligne 2 de Chongqing passe littéralement à travers un immeuble d’habitation. On peut le voir depuis un petit point de vue aménagé juste devant, et le spectacle est plutôt étonnant quand le train glisse au milieu des appartements.
On a bien évidemment pris un café avant de repartir dans une jolie petite boutique de souvenirs. J’ai goûté un café avec un nom particulier que je voyais parfois sur certains menus et qui s’est avéré être très bon, avec un petit soupçon de thé à l’intérieur, étonnant et délicieux ! Puis on a entamé la marche assez ascensionnelle vers le parc Eling. Il pleuvait pas mal ce jour-là : Tristan a même dû acheter un vêtement de pluie. Mais entre l’ascension, les k-way et la chaleur de Chongqing, on est ressortis presque aussi mouillés que si on n’avait rien porté du tout.
À quelques pas du parc, on s’est arrêtés manger dans un restaurant au hasard : le Hula Noodle, dans sa déclinaison Wanzamian. Et on s’est régalés, comme souvent : des bols de pâtes bien relevés, et on a même repéré qu’ils vendaient leurs propres épices, alors on en a pris.
Alors que nous nous apprêtions à filer directement au parc, j’ai remarqué un lieu que je pensais avoir déjà vu dans une vidéo quelque part : le Testbed 2 (贰厂, « l’ancienne fabrique n° 2 »). C’est une vieille usine transformée en petit quartier de rues commerçantes mignonnes, avec ses boutiques et ses stands artisanaux. On a passé un moment à l’arpenter.
On a repris ensuite la route vers le parc Eling, que l’on a traversé en passant par le Kansheng Building, une tour d’observation de sept étages qui culmine à 41 mètres et d’où l’on a normalement une vue à 360° sur les deux fleuves. Malheureusement, le temps était très couvert aujourd’hui : la ville entière se dissolvait dans le brouillard.
On a repris un Didi pour rejoindre le musée des Trois Gorges. C’est l’un des plus grands musées de Chine, ouvert en 2005. On a galéré à l’entrée car il fallait s’enregistrer pour pouvoir rentrer. Ici, quasiment tout se fait via QR Code et Internet. Le site étant en chinois, c’était un peu pénible de rentrer les informations aux bons endroits, et même avec l’aide d’un homme de la sécurité chinois qui filtrait les entrées on a eu du mal. Il nous a finalement laissé rentrer. On a été étonnés de ne rien devoir payer, les expositions étaient gratuites, seules certaines étaient payantes mais elles n’avaient rien à voir avec ce que l’on voulait voir. On a donc visité les expositions sur l’histoire de Chongqing, celle de la monnaie et de la poterie. Juste à côté, le People’s Auditorium, avec sa coupole verte et son grand paifang, cadre l’une des plus belles places de la ville.


À presque 17h, nous avons quitté le musée alors qu’il s’apprêtait à fermer ses portes. D’ailleurs pour avertir de la fermeture, le musée joue un petit air de musique avec de la clarinette ou quelque chose comme ça, plus sympa qu’un avertissement au micro! On a décidé de rentrer à l’hôtel pour se poser un peu avant de ressortir le soir : encore un dîner à notre food court de Bayi Road, pour la troisième fois, où l’offre est tellement diverse qu’on n’en a jamais marre. Par contre, personnellement, mon corps commence à regretter fortement les fruits et légumes… on arrête s’acheter quelques fruits sur le trajet du retour.
Rien de fou par la suite, on est rentrés se reposer.

Demain, levé tôt : direction Zhangjiajie en train !